Articles avec le tag ‘La Nouvelle Calédonie’
S’installer en Nouvelle Calédonie : conseils pour déménager au bout du monde
Ça y est, vous avez mûrement réfléchi et pris votre décision : vous allez vivre en Nouvelle-Calédonie ! Passée l’excitation d’un tel projet, vous commencez à entrevoir toute la difficulté d’une installation au bout du monde. Voici quelques conseils pour vous aider.
Deux options s’offrent à vous pour le déménagement. Vous pouvez expédier toutes vos affaires, meubles compris, par bateau dans un container (à partir de 225 € le m3). Le transport prendra environ deux mois. Évitez cependant le transport de certains meubles ou appareils qui ne supporteront pas l’humidité du climat tropical. Autre possibilité : éviter le casse-tête du grand déménagement en achetant tout sur place. Vous y trouverez tout ce dont vous aurez besoin, mais aux prix calédoniens. N’oubliez pas que les douanes veillent, même si vous entrez sur un territoire français. Consultez le site des douanes de Nouvelle-Calédonie, pour connaître les formalités d’un transfert de résidence. Si vous souhaitez faire venir vos animaux de compagnie, sachez qu’ils seront placés en quarantaine à leur arrivée sur le territoire. Renseignez-vous auprès du SIVAP.
Côté logement, attendez vous à des loyers élevés, proches des moyennes parisiennes, surtout à Nouméa. Il est souvent difficile de trouver un logement à distance, rien ne vaut d’être sur place. Si vous le pouvez, prévoyez plusieurs nuits d’hôtels pour avoir le temps de trouver votre nid. Vous pouvez aussi consulter les annonces immobilières des agences et des particuliers sur Kaledonie.com. Plusieurs sociétés sont spécialisées dans le transfert de résidence. Elles préparent votre arrivée sur le territoire, en vous cherchant un logement, en inscrivant vos enfants à l’école, etc. Voyez notamment : Nouméa relocation , Je m’installe en Nouvelle-Calédonie ou Agence la Case .
Bien que la Nouvelle-Calédonie soit française, le territoire est autonome dans plusieurs domaines. Tout n’est donc pas identique à l’administration métropolitaine. Par exemple, c’est la CAFAT qui joue le rôle de sécurité sociale. A votre arrivée, prenez rapidement contact avec cet organisme. Durant votre séjour, vous dépendrez des services fiscaux calédoniens. La taxe d’habitation n’existe pas et vous bénéficierez d’un taux un peu moins élevé d’impôt sur le revenu. Pensez à signaler votre changement d’adresse auprès de votre centre actuel.
Niveau santé, pas d’inquiétude : il n’y a ni paludisme, ni fièvre jaune en Nouvelle-Calédonie. Les vaccinations obligatoires ne diffèrent pas vraiment de celles nécessaires en métropole. La dengue est la seule maladie dangereuse (fortes fièvres). Elle est transmise par certains moustiques à la saison chaude. Pour tout savoir sur la prévention, consultez le site de la DASS .
Le calendrier scolaire est différent de celui de la métropole. L’année scolaire commence vers le 20 février, et se termine à la mi-décembre. L’inscription d’un élève arrivant de métropole se fait en principe dans le niveau préconisé par le chef d’établissement d’origine. Le primaire dépend des Provinces, c’est donc elles qui gèrent les inscriptions (Province Sud, Province Nord , Province des Iles Loyautés ). Le secondaire et l’enseignement supérieur dépendent de l’État, c’est au vice-rectorat de Nouvelle-Calédonie qu’il faut s’adresser. Consultez aussi notre article sur les étudiants en Nouvelle-Calédonie.
Enfin, n’hésitez pas à profiter de l’expérience et des bons tuyaux de ceux qui ont sauté le pas avant vous, avec notamment les blogs de Zoreille.com, Rêve calédonien, Katalyseur2rêves ou Expat Blog.
Auteur: Blandine Guillet.
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Étudier en Nouvelle Calédonie : l’offre de formations se développe
La Nouvelle-Calédonie compte 289 écoles, 51 collèges, 11 lycées professionnels et 8 lycées d’enseignement général et technologique ; soit près de 68.550 élèves. La population étudiante est plus discrète bien sûr, mais l’accroissement de la population favorise le renforcement de l’offre de formation locale. De 500 étudiants en 1990, le territoire est passé à près de 3.600 étudiants en 2008 (5.400 si on y ajoute les calédoniens qui étudient en métropole).
L’Université de la Nouvelle-Calédonie (UNC), a été créée en 1987. Le nombre d’inscriptions augmente chaque année de 5% à 6%. A la rentrée 2009, l’université comptait près de 2.800 étudiants. L’UNC propose 26 formations (initiales ou continues) regroupées au sein de trois départements : sciences et techniques ; droit, économie et gestion ; lettres, langues et sciences humaines. L’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) est rattaché à l’UNC et compte près de 160 étudiants. Les lycées offrent des formations supérieures spécialisées, des BTS très variés, ainsi que des Classes Préparatoires aux Grandes Écoles. Un grand nombre de formations y est disponible mais l’accès est limité en raison du nombre de places. Il y avait environ 750 inscrits en 2008. Le territoire compte aussi une École de Gestion et de Commerce (EGC), une école d’infirmières et une École Normale d’Enseignement Privé. Sur son site, le vice-rectorat de Nouvelle-Calédonie propose une liste des formations de l’enseignement supérieur dispensées en Nouvelle-Calédonie.
Même si l’offre s’est considérablement élargie en dix ans, les Calédoniens sont souvent obligés de s’expatrier quelques années pour effectuer leurs études supérieures. En 2008, ils étaient environ 1.800 à étudier en dehors du territoire (soit 33% des étudiants calédoniens). La plupart d’entre eux choisissent la métropole (principalement Paris, Toulouse et Montpellier), mais certains optent pour l’Australie ou la Nouvelle-Zélande, plus proches. Mis en place en 2002, le passeport mobilité ouvre droit à un billet d’avion aller-retour par an, entre la Nouvelle-Calédonie et le lieu d’études. A Paris, la Maison de la Nouvelle-Calédonie possède un espace étudiants visant à orienter les étudiants dans leurs démarches (logement, formalités bancaires, gestion des bourses, etc.).
Le choix de l’orientation est assez déterminant lorsqu’il s’agit de trouver sa place sur le marché du travail calédonien. L’Université a mis en place des formations professionnelles, adaptées au contexte local, sur des secteurs tels que le tourisme, la biodiversité ou la gestion de l’environnement. L’Institut pour le Développement des Compétences en Nouvelle-Calédonie a réalisé une étude prospective des métiers porteurs pour les années à venir (jusqu’en 2013). Pour les étudiants avec le niveau BAC et plus, le top cinq des métiers porteurs est le suivant : Cadre technique de méthodes-ordonnancement planification ; Cadre technique d’entretien, maintenance, travaux neufs ; Infirmier généraliste ; Chef de chantier du BTP ; Cadre technique d’hygiène et sécurité. La Nouvelle-Calédonie est actuellement considérée comme étant en situation de plein emploi, certains secteurs sont donc sous tension et recherchent désespérément du personnel diplômé. N’hésitez pas à consulter notre article consacré au marché de l’emploi calédonien.
Auteur: Blandine Guillet.
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Vivre en Nouvelle Calédonie : un aperçu du quotidien
Le plus grand lagon du monde, des plages de sable blanc, le soleil toute l’année, autant d’images qui vous viennent en tête lorsque vous pensez à la Nouvelle-Calédonie. Mais quand il s’agit d’imaginer la vie sur place, concrètement, c’est parfois difficile. Voici donc quelques indices.
Le soleil se lève à 4h30 en été et se couche à 19h. En hiver, il se lève à 6h30 et se couche à 17h30. Les soirées sont courtes ; les Calédoniens sont donc des lève-tôt, surtout en brousse. La journée de travail commence généralement à 7h30. Le climat est de type océanien, chaud et ensoleillé toute l’année. De décembre à mars, c’est la saison chaude, avec des températures moyennes de 25 à 27°C et de courtes précipitations tropicales. D’avril à novembre, c’est la saison fraîche, avec des températures moyennes de 20 à 23°C.
En 2008, la Nouvelle-Calédonie comptait 244 410 habitants, dont environ 44% de mélanésiens, 34% d’Européens, 9% de Wallisiens et Futuniens, ainsi que des minorités originaires d’Indonésie, Vietnam, Tahiti et Vanuatu (recensement de 1996). La majorité de la population est concentrée dans la Province Sud (70%).
Les magasins sont ouverts de 8h à 18h en semaine. La plupart des commerces du centre ville ferment leurs portes le samedi midi, jusqu’au lundi matin. On trouve à Nouméa les grandes enseignes nationales (Carrefour, Leader Price, etc.), ainsi qu’une multitude de petites épiceries (que les Calédoniens appellent « les Chinois »). Elles sont ouvertes 7 jours sur 7 et font aussi de la petite restauration à emporter (nems, barquette de porc au sucre, etc.)
Le coût de la vie est élevé en Nouvelle-Calédonie, en partie parce que de nombreux produits sont importés, mais aussi parce que le territoire protège les productions locales et taxe donc lourdement un certain nombre de produits. Par exemple, comptez 87 F CFP pour une baguette de pain, 636 F CFP pour un camembert ou 1255 F CFP pour un kilo de steak haché (1 000 Francs CFP = 8,38 euros). Pour les livres, multipliez les prix de la métropole par deux, pour l’informatique et l’électroménager, multipliez par 1,5 ou 2. Les voitures neuves sont plus chères qu’en métropole mais il est possible de trouver de bonnes occasions. Enfin, le montant des loyers flirte avec les moyennes parisiennes, surtout à Nouméa. Mais ne généralisons pas, certains produits sont moins chers qu’en métropole, notamment l’essence.
Dans les transports, la voiture est reine en Nouvelle-Calédonie, surtout les 4×4 et pick-up. Pour les transports en commun, Carsud assure les déplacements sur une partie de la grande terre et le réseau Karuia-Bus sillonne Nouméa. En ville, rien n’est jamais vraiment loin, mais en brousse ce n’est pas le cas. Attention donc à l’appréciation des distances, notamment sur certaines routes de montagne ou sur les pistes.
Côté loisirs, c’est bien sûr la nature et le sport qui dominent : chasse, pêche, planche à voile, Kitesurf, équitation ou randonnées… il y en a pour tous les goûts. L’offre culturelle en Nouvelle-Calédonie est concentrée sur Nouméa. On y trouve des théâtres et salles de concerts , le Centre Tjibaou consacré à l’art kanak, un cinéma multiplexe , et bien sûr de nombreux restaurants et discothèques car les Calédoniens sont de bons fêtards !
Auteur: Blandine Guillet.
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