Articles avec le tag ‘La Nouvelle Calédonie’
Vivre en Nouvelle Calédonie : un aperçu du quotidien
Le plus grand lagon du monde, des plages de sable blanc, le soleil toute l’année, autant d’images qui vous viennent en tête lorsque vous pensez à la Nouvelle-Calédonie. Mais quand il s’agit d’imaginer la vie sur place, concrètement, c’est parfois difficile. Voici donc quelques indices.
Le soleil se lève à 4h30 en été et se couche à 19h. En hiver, il se lève à 6h30 et se couche à 17h30. Les soirées sont courtes ; les Calédoniens sont donc des lève-tôt, surtout en brousse. La journée de travail commence généralement à 7h30. Le climat est de type océanien, chaud et ensoleillé toute l’année. De décembre à mars, c’est la saison chaude, avec des températures moyennes de 25 à 27°C et de courtes précipitations tropicales. D’avril à novembre, c’est la saison fraîche, avec des températures moyennes de 20 à 23°C.
En 2008, la Nouvelle-Calédonie comptait 244 410 habitants, dont environ 44% de mélanésiens, 34% d’Européens, 9% de Wallisiens et Futuniens, ainsi que des minorités originaires d’Indonésie, Vietnam, Tahiti et Vanuatu (recensement de 1996). La majorité de la population est concentrée dans la Province Sud (70%).
Les magasins sont ouverts de 8h à 18h en semaine. La plupart des commerces du centre ville ferment leurs portes le samedi midi, jusqu’au lundi matin. On trouve à Nouméa les grandes enseignes nationales (Carrefour, Leader Price, etc.), ainsi qu’une multitude de petites épiceries (que les Calédoniens appellent « les Chinois »). Elles sont ouvertes 7 jours sur 7 et font aussi de la petite restauration à emporter (nems, barquette de porc au sucre, etc.)
Le coût de la vie est élevé en Nouvelle-Calédonie, en partie parce que de nombreux produits sont importés, mais aussi parce que le territoire protège les productions locales et taxe donc lourdement un certain nombre de produits. Par exemple, comptez 87 F CFP pour une baguette de pain, 636 F CFP pour un camembert ou 1255 F CFP pour un kilo de steak haché (1 000 Francs CFP = 8,38 euros). Pour les livres, multipliez les prix de la métropole par deux, pour l’informatique et l’électroménager, multipliez par 1,5 ou 2. Les voitures neuves sont plus chères qu’en métropole mais il est possible de trouver de bonnes occasions. Enfin, le montant des loyers flirte avec les moyennes parisiennes, surtout à Nouméa. Mais ne généralisons pas, certains produits sont moins chers qu’en métropole, notamment l’essence.
Dans les transports, la voiture est reine en Nouvelle-Calédonie, surtout les 4×4 et pick-up. Pour les transports en commun, Carsud assure les déplacements sur une partie de la grande terre et le réseau Karuia-Bus sillonne Nouméa. En ville, rien n’est jamais vraiment loin, mais en brousse ce n’est pas le cas. Attention donc à l’appréciation des distances, notamment sur certaines routes de montagne ou sur les pistes.
Côté loisirs, c’est bien sûr la nature et le sport qui dominent : chasse, pêche, planche à voile, Kitesurf, équitation ou randonnées… il y en a pour tous les goûts. L’offre culturelle en Nouvelle-Calédonie est concentrée sur Nouméa. On y trouve des théâtres et salles de concerts , le Centre Tjibaou consacré à l’art kanak, un cinéma multiplexe , et bien sûr de nombreux restaurants et discothèques car les Calédoniens sont de bons fêtards !
Auteur: Blandine Guillet.
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Nouvelle Calédonie : un marché du travail proche du plein emploi
Depuis une dizaine d’années, le marché du travail néo-calédonien fait preuve d’un fort dynamisme : bon nombre d’observateurs considèrent aujourd’hui que l’économie est proche du plein emploi.
Le secteur public emploie environ 30% des salariés, contre 70% pour le secteur privé (dont 64% dans les services et 17,5% dans l’industrie). Malgré une place importante dans l’économie du territoire, le secteur du nickel n’emploie que 4% des salariés. En 2008, le nombre de salariés a augmenté de 6%, un niveau record qui confirme la tendance de ces cinq dernières années. Quatre secteurs d’activité représentent à eux seuls plus de la moitié des offres d’emploi déposées : le bâtiment, les travaux publics et l’extraction ; la mécanique, l’électricité et l’électronique ; le transport et la logistique ; les services administratifs et commerciaux. Mais faute de main d’œuvre qualifiée, certains secteurs restent sous tension et peinent à recruter du personnel, tels que des cadres techniques de l’industrie ; des cadres commerciaux ; ainsi que des employés dans les secteurs de la santé, de l’hôtellerie et de l’intervention sociale.
Côté entreprises, le territoire compte majoritairement des TPE (Très Petites Entreprises), des PME (Petites et Moyennes Entreprises) et des patentés ou entrepreneurs sans salariés. Seules une trentaine d’entreprises ont plus de 200 salariés. Parmi elles, la Société Le Nickel (SLN), qui est la plus grosse entreprise calédonienne, suivie de l’OPT (Office des Postes et des Télécommunications), Air Calin et Enercal (Énergie).
La répartition de l’emploi est inégale entre les provinces : 80% de l’emploi se situe dans la province Sud contre 15% dans la province Nord et 5% dans celle des îles Loyauté. En Nouvelle-Calédonie, la semaine de travail est de 39 heures. Le SMG mensuel (Salaire Minimum Garanti) est de 125 464 FCFP, soit 1 051 euros (au 1er février 2009). Il est indexé sur l’indice des prix à la consommation. A compétences égales, un natif du territoire sera toujours préféré à un expatrié. Cette promotion de l’emploi local est due au statut spécifique de la Nouvelle-Calédonie et est spécifiée dans la loi organique du 19 mars 1999 (art. 24) , issue de l’accord de Nouméa.
La Nouvelle-Calédonie dispose d’un régime propre de sécurité sociale, distinct du régime métropolitain.. C’est la CAFAT qui le gère. Dès que vous exercez une activité professionnelle en Nouvelle-Calédonie, vous êtes assujetti à la législation calédonienne de sécurité sociale et bénéficiez de ses prestations.
A cause de l’inadéquation entre l’offre et la demande, la bonne santé du marché de l’emploi ne permet pas de résorber la totalité du chômage. Ainsi, on comptait 6 645 demandeurs d’emploi fin mai 2009. Un chiffre qui reste stable malgré la crise économique mondiale, et toujours largement inférieur au taux de chômage prévalant dans les DOM. Le SEF permet de s’inscrire comme demandeur d’emploi. Les ASSEDICS n’existent pas en Nouvelle-Calédonie, l’assurance chômage est gérée par la CAFAT . Pour y avoir droit, il faut avoir cotisé pendant neuf mois ou 1 521 heures. En général, l’allocation chômage équivaut à 75% du salaire minimum mensuel. Enfin, le RMI n’existe pas.
Source : Institut de la Statistique et des Études Économiques http://www.isee.nc
Auteur: Blandine Guillet.
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Nouvelle Calédonie: une économie en pleine croissance
La Nouvelle-Calédonie a connu une croissance soutenue ces dix dernières années (3,7% par an). Le niveau de vie y est désormais supérieur à celui des DOM et comparable à la plupart des régions françaises. La Nouvelle-Calédonie est avant tout une société de service (70% du PIB) et non une « île métallique ». Face à la faiblesse du secteur industriel, une grande partie des besoins du territoire ne peut être assurée que par un recours conséquent aux importations, ce qui explique l’importance du secteur commercial.
Pourtant le nickel joue un rôle majeur. Le territoire abrite le quart des réserves mondiales et se situe au 4ème rang des producteurs mondiaux. En dix ans, le nickel a contribué à un quart de la croissance calédonienne. Mais cette contribution reste très dépendante des fluctuations du marché. Après une année 2007 exceptionnelle, le nickel n’a pas été épargné par la crise économique mondiale. Début 2009, le cours du métal était trois fois plus bas qu’il y a un an. A cela s’ajoute le ralentissement de la demande mondiale : les exportations affichent leur niveau le plus bas depuis dix ans.
Les produits de l’aquaculture se situent au deuxième rang des exportations calédoniennes. Les volumes de production sont en hausse, après quelques années difficiles. En 2008, la Nouvelle-Calédonie a exporté 2 326 tonnes de produits de la mer, principalement à destination du Japon, de la métropole, de Hong-Kong, et plus récemment des États-Unis. L’aquaculture de crevettes représente l’essentiel des exportations (44% au premier trimestre 2009). Ce secteur reste performant, aidé par des subventions et des études scientifiques. La pêche hauturière est essentiellement axée sur le thon (83,5% du volume) ; et la pêche artisanale est orientée sur les holothuries (ou concombres de mer) et sur les coquilles de trocas.
Le secteur agricole ne représente que 2% du PIB. La production calédonienne couvre environ la moitié des besoins locaux, le reste étant assuré par les importations. L’essentiel des exploitations sont consacrées aux fruits (bananes, pastèques, oranges) et légumes (légumes frais, oignons, tubercules et bananes poingo). Seuls les squash (ou courges) sont destinés à l’exportation (2 501 tonnes exportées en 2008). A noter, une très faible production de café, de coprah et de vanille. Côté élevage, le territoire est quasiment auto-suffisant en viande bovine et porcine. La viande de cerf est l’un des rares produits exportés (64 tonnes en 2008).
Dans le secteur du tourisme, le nombre de touristes japonais a fortement baissé ces derniers mois, à cause de la crise économique mondiale (-24,4%). Malgré cela, la fréquentation touristique reste stable, grâce notamment à la progression des marchés australiens et métropolitains. Le tourisme de croisière est en pleine expansion, il a presque triplé en cinq ans. 99 paquebots sont venus en Nouvelle-Calédonie en 2008. Une nouvelle ligne aérienne a été mise en place début 2009 : elle dessert La Nouvelle-Calédonie et la France via Saint Denis de la Réunion et Sydney. A cela s’ajoute l’inscription des lagons calédoniens au patrimoine mondial de l’Unesco ; autant de perspectives de développement pour le secteur touristique.
Côté monnaie, une réflexion a été lancée pour abandonner le Franc pacifique au profit de l’Euro, mais l’idée reste pour le moment au statut d’hypothèse. La parité du franc pacifique (Franc CFP) est fixe par rapport à l’Euro (1 000 Francs CFP = 8,38 euros).
Malgré la crise économique mondiale, l’économie calédonienne résiste plutôt bien. Plusieurs grands projets en cours de réalisation pourraient accentuer ce dynamisme, dans le domaine du nickel, du tourisme et des infrastructures. Certains observateurs prédisent même un boom de l’économie calédonienne dans les années à venir.
Sources : http://www.isee.nc/ (Institut de la Statistique et des Études Économiques) – http://www.davar.gouv.nc (Direction des Affaires Vétérinaires Alimentaires et Rurales).
Auteur: Blandine Guillet.
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